Deux titres de Jeff Sourdin

24 Mar

L’équipe de la médiathèque vous conseille

Ripeur de Jeff Sourdinripeur

Le héros de l’histoire a vingt-sept ans; après quelques années de fac et d’échec, c’est les boites d’intérim et enfin le boulot de ripeur pour lequel tout le monde lui prédit qu’il « ne tiendra pas »…et il tient…où il travaille? À Ernée, en Mayenne et nous sommes embarqués dans son quotidien professionnel de noctambule qui lui mange la vie.
Pour chacun d’entre nous qui connaissons ce métier en les voyant passer dans la rue, nous sommes plongés dans l’envers du décor, au plus près du quotidien et de leur univers. A ce titre, ce texte vaut toutes les fiches ou documentaires sur le métier : écrit simplement avec des mots de tous les jours, c’est comme si on était dans la tête du ripeur, le ripeur au travail et le ripeur après le travail ; car  même après le travail, il continue d’organiser sa journée par rapport à son boulot, physiquement  il faut récupérer et se préparer à la nuit suivante, donc se coucher tôt. Socialement ce n’est pas un métier neutre, un jeune de 27ans a du mal à dire qu’il est …éboueur?

Le clan des Poissards de Jeff Sourdinsourdainclan des poissards

Trotski se réveille avec le bourdon, sans trop savoir pourquoi. Le Stade a perdu et la soirée malouine a été un peu ratée, mais ce n’est pas seulement ça. Des défaites et des déceptions, il en a toute une collection. Non, ça semble être plus profond et venir de plus loin, un début de moins bien. Trotski l’insubmersible, le petit roc d’un mètre soixante-huit, celui qui se relève de tout, vacille sur lui-même sans mettre le doigt sur ce qui le fait tanguer. »

Dans ce roman, construit comme une chronique des années 2000, il est question d’amour et de PMU, d’espoirs tagués en rose, d’une équipe de foot qui ne gagne pas assez, mais d’une pluie qui tombe trop souvent, d’un quartier qu’on ne veut pas quitter et de lotissements où l’on s’enterre vivant.

Le Clan des Poissards est une histoire d’amitié avant tout, de quatre hommes unis par un lien qui ne se lisse pas au fer à repasser mais se ressoude au chalumeau.

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